Le soir-même, Camille et moi y avons donc retrouvé Nadège, une copine que j’avais rencontrée à Darwin. La soirée fût parfaite : après avoir fait comprendre à Julia et à l’Anglaise que non, on ne voulait pas rentrer au van à 23 heures et qu’on les y retrouverait plus tard, nous avons rencontré des Australiens, des Irlandais et autres nationalités, nous nous sommes fait offrir des coups, nous avons dansé jusqu’à plus en pouvoir sur de la mauvaise musique : bref, la soirée fût fort sympathique.
Camille et moi, un peu débiles
Le lendemain fût douloureux. D’autant qu’il nous fallait trouver de quoi nous loger pour les jours suivants. Après quelques minutes de réflexion, Camille et moi avons décidé d’acheter une mini tente, et de la planter dans le camping où notre amie Nadège s’était installée, j‘ai nommé le Stuart Caravan Park. L’idée était en fait de nous fondre dans le décors avec notre petite Yolande (notre tente) et ainsi d’éviter d’avoir à payer… c’est que nos porte-monnaie commençaient à sonner creux, et qu’entre boire des coups et payer un camping, notre choix était évident. Bouh pas bien !
Mais qu’est-ce qu’on a bien fait de venir au Stuart Caravan Park ! Nous y avons fait des rencontres plutôt sympathiques.
En effet un soir, Camille et moi avions décidé de rester bien sagement au camping. Alors que nous étions en train de nous préparer du kangourou au barbecue accompagné d’un vin de mangue que nous avions acheté lors d’une dégustation (cf. De Darwin à Alice Springs)nous avons commencé à discuter avec André et Matthias, deux Allemands.
Deux parenthèses ici :
- la première : le kangourou au barbecue, c’est d’la bombe !!! Pour les carnivores, je vous conseille vivement d’essayer si vous en avez l’occasion un jour. Cuite de façon à ce qu’elle soit saignante, elle est tendre à souhait ! Et c’est bien meilleur que la viande de chameau.
- la seconde : André était très fier d’avoir un prénom français, et à chaque fois qu’il se présentait à quelqu’un, précisait bien qu’il y avait un accent aigu sur le « e ». On avait beau lui expliquer qu’en France, c’était un prénom plutôt… vieux, il en restait très fier !
André et Matthias sont donc deux Allemands, la trentaine, avec qui nous avons immédiatement sympathisé. Un humour bien sec et plein d’ironie, une curiosité des autres, plein d’anecdotes rigolotes à nous raconter, bref : plutôt de quoi nous plaire.
Nous avons donc passé toute la soirée avec eux, à discuter de tout et de rien, notamment de la "Camel Cup" (une course de dromadaires, "camel" ne signifiant pas "chameau", contre toute attente, mais "dromadaire"), à laquelle nous avions assisté dans la journée.
Juste pour l’histoire, je raconte brièvement ce grand moment : le principe de cette course de dromadaires était, comme vous devez vous en douter, d’arriver premier. Or, alors que tous les bestiaux et leurs cavaliers fusaient vers la ligne d’arrivée, l’un d’entre eux a tout simplement décidé de s’arrêter casser la croûte sur le bord de la piste. Son « jockey » avait beau lui donner de grands coups de cravache, lui susurrer des mots doux à l’oreille, lui promettre des montagnes de cactus : rien n’y faisait. Puis quand il a été rassasié, il a piqué un petit sprint, seul sur la piste, la tête bien droite, fier. On a beaucoup ri !
Mais revenons à notre soirée avec André et Matthias.
Quand est arrivé le moment où il a fallu aller se coucher (pour être relativement en forme pour une randonnée le lendemain), ça n’a pas été avec entrain ! D’autant que, ouf ! Nous n’étions pas attirées par le même… Camille avait une nette préférence pour André, tandis que mon cœur penchait pour Matthias.
Le lendemain, un chouette programme nous attendait : une randonnée dans les Mac Donnell Ranges, et l’anniversaire d’André (voui, il nous avait invitées !).
Bon… il nous a fallu un certain temps avant de pouvoir commencer la marche. Oui parce qu’il se trouve que nous n’étions pas que toutes les deux : Djey (alias Jérémy, alias l’ancien colocataire de Camille), Phil et Elodie (deux autres copains) étaient également de la partie. Jusque là tout va bien. Sauf que certains ont pris un peu de retard dans la matinée. Du coup nous sommes partis un peu tard d’Alice Springs. Puis on s’est un peu perdus en voiture… au trois fois rien : on a juste fait 200 bornes de trop (aller-retour) !
Enfin, nous avons pu nous dégourdir les jambes, dans des paysages plutôt… beaux… non ?
En revanche, j’ai beaucoup moins apprécié le fait de marcher alors que la nuit tombait ! Et puis il ne fallait tout de même pas oublier qu’on était plus ou moins attendues ailleurs !
Sur le chemin du retour, Camille et moi trépignions d’impatience d'arriver. De vraies gamines ! On essayait de trouver des indices dans le comportement de nos coups de coeur, montrant si peut-être éventuellement ils pouvaient être intéressés, etc. Bref, deux collégiennes !
De retour au camping, nous avons passé une excellente soirée, à papoter, à se raconter ce que les uns et les autres avaient fait dans la journée, quelles étaient les prochaines destinations, etc.
Quant à savoir s’il s’est passé quelque chose pour l’une ou l’autre…
Le lendemain, après de nombreux cafés, un arrêt obligatoire au Mac Do et des litres de Coca, Camille et moi avons repris la route, cette fois-ci en direction de Coober Pedy (en South Australia), avec Djey, Phil… et André !
Si vous voulez voir plus de photos, il y a Facebook (je vous ai envoyé les liens par email. En principe, même ceux qui ne sont pas inscrits devraient pouvoir voir les photos).
A tout bientôt !
3 commentaires:
roh dis donc! le barbecue de kangourou et le vin de mangue j'avoue que ça m'intrigue!! et puis tu piques notre curiosité avec matthias et andré... en tout cas, ça a l'air d'aller pour toi!
super, que ça continue!
bisous!!
Emilie R.
Quant à savoir s’il s’est passé quelque chose pour l’une ou l’autre…
ça veut dire quoi ça ???? arggggg!!! allez dites dites dites!!!!
C'est marrant j'ai pas osé mettre de commentaires sur facebook, mais en voyant ces photos, c'est tout de suite à ça que j'ai pensé : avec ou sans dents la baignoire?
Mais euh!!!!!!
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