mardi 15 septembre 2009

Le sourire accroché derrière les oreilles !

Eh ben moi hier soir j'ai eu droit à un super chouette cadeau : un très bel harmonica, à la taille idéale pour se glisser dans la poche. Petit cadeau d'au revoir de Camille, puisque nos routes se séparent demain pour les 3 prochains mois.



(Vous noterez la moche moquette. Et encore, vous n'avez pas les odeurs de pieds...)



Ne reste plus qu'à apprendre à en jouer...

Je suis toute contente !!

dimanche 13 septembre 2009

Oh les beaux ongles !

Oui, Camille s'est fait les ongles. Des mains ET des pieds s'il-vous-plaît !





Exclamations et admiration je vous prie !

C'était écrit...

Voici ce que j'ai écrit à Camille, dans un petit carnet que nous lui avons offert pour son départ en Australie en décembre dernier :




"M'en fous, je te rejoindrai dans le trou perdu où tu seras en Australie ! Eclate-toi bien ma belle, apprends-leur "Attila Marcel"".

Ca, c'était donc en décembre, et je n'avais absolument pas pris la décision de partir à mon tour. Mais ce soir-là, Camille m'a dit : "Mais qu'est-ce qui te retiens vraiment de venir ?".

En effet...

Un mois plus tard, je faisais ma demande de visa et achetais mon billet d'avion dans la foulée. Encore 6 mois plus tard, Camille et moi nous rejoignions en Australie, quelque part entre Darwin et Alice Springs, un peu au milieu de nulle part, avant de trouver un job dans le fin fond de l'Outback.

Comme quoi...
P.S : cet ongle rose n'est pas le mien !

L'un des plaisirs de la journée (après le fromage) :

Et sinon aujourd'hui je me suis acheté une toile aborigène dont je suis tout simplement amoureuse :



Judda, l'artiste qui a peint la toile

Bon vous l'aurez compris, Camille et moi avons quitté notre Outback profond, pour de nouvelles aventures. Mais comme il faut que je raconte ls choses à peu près dans l'ordre, les détails viendront plus tard !

A tout bientôt !

Que font deux Françaises qui retrouvent la civilisation après 2 mois passés dans l'outback ?

Elles se ruinent en fromages, en pain et en saucisson et s'asseyent comme deux clochardes dans le 1er parc alentours !



Qu'est-ce que c'était bon !!

mercredi 9 septembre 2009

On the road to Coober Pedy

Le 14 juillet, à des milliers de kilomètres des défilés sur les Champs Elysées, nous avons pris la route pour Coober Pedy, dans le South Australia.


Nous, c’est Djey, Phil, André, Camille et moi. En principe, vous avez lu tous les posts précédents (hein que vous avez lu tous les posts précédents ???), donc vous voyez de qui je parle. Je précise simplement que Phil était le seul anglophone à bord (car Grand-Breton), puisque je ne pense pas l’avoir dit plus tôt. En gros, on lui posait tout un tas de questions idiotes pour savoir comment dire ci ou ça en anglais, ce dont il n'avait bien entendu aucune idée.


La première journée est passée plutôt vite : hormis Djey qui conduisait, nous avons tous dormi ! Ou plus ou moins… oui parce que nous voyagions à bord de Youschka. Ne vous méprenez pas : Youschka était un chouette van. Mais un van qui sentait l’essence, qui avait plein de trous au niveau des jointures des fenêtres (alors qu’il faisait plutôt frais), et dont les amortisseurs avaient rendu l’âme une décennie plus tôt. Difficile donc de trouver une position vraiment confortable. Alors parfois on dormait, parfois on discutait, parfois on rêvassait devant les magnifiques paysages. C’est d’ailleurs là que je suis tombée amoureuse des grands espaces.




Une petite baraque, casée à côté d'une station essence désolée



Arrivés sur ce qu’on appelle une « rest area » (une aire de repos donc), où nous avons décidé de passer la nuit, tout le monde s’est affairé pour :
1. Manger vite parce qu’il faisait faim
2. Faire un feu parce qu’il faisait froid





Le repas était fort original : des pâtes bolognaises si je me souviens bien. Ou était-ce le repas du lendemain ? Bon, toujours est-il que nous avons mangé des pâtes plusieurs soirs, tout bonnement parce qu’en principe c’est simple et assez rapide à faire.

Après avoir dévoré le dîner, tout le monde s’est collé au feu pour se réchauffer. Puis il a fallu aller se coucher… Djey et Camille dormaient dans le van, tandis qu’André, Phil et moi dormions dans la tente… Bordel de merde ce que j’ai eu froid !!!!! J’ai dormi avec :
- deux paires de chaussettes
- mon pantalon de pyjama
- un pantalon
- un t-shirt
- une polaire
- un pull
- la « tasmanian jacket » de Djey (veste très chaude)
- mon sac de couchage
- des couvertures
- mon écharpe sur la tête
- et sur un mini matelas pour me protéger du froid du sol


Et ben j’ai quand même super mal dormi. Et ça a été la même chose le lendemain. Sachant qu’à Alice aussi, les nuits avaient été plutôt fraîches. Ah ! La vie de bohème !


Mais le lendemain a effacé la mauvaise nuit : ce qu’on avait sous les yeux était magique (enfin, pour peu qu'on aime le bush) :





Après avoir pris un bon petit déjeuner et plié le campement, nous sommes partis en direction Coober Pedy.



Un toaster improvisé




Quand tout doit rentrer dans le van...



Coober Pedy est une ville… fascinante. Nous avons cherché le terme adéquat pendant un petit moment, et sommes tombés d’accord sur « fascinante ». Non parce qu’en soit, Coober Pedy, c’est pas beau. C’est intéressant, c’est bizarre, mais c’est pas beau.


Nous avons fait un petit tour dans les boutiques d’opale (puisque Coober Pedy est la capitale d’opale du monde : l’activité principale étant le travail dans les mines d’opales), avons été dans une église souterraine, une bibliothèque souterraine, bref : nous avons fait les touristes.









Puis nous sommes remontés dans Youschka pour aller voir les alentours :









Enfin, nous sommes retournés « en ville », pour y déposer André. Le pauvre a dû passer deux jours dans cette ville-fantôme, avant de prendre l’avion pour Adelaïde… ça nous a fait quelque chose de l’abandonner là… Mais nous avons eu de ces nouvelles depuis : il a survécu et n’est pas tombé dans une mine d'opal.


Quant à nous, et bien nous avons repris la route vers le nord : Djey et Phil pour visiter Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon, Camille et moi pour commencer à bosser… à Erldunda !

Et ouaich, j'ai conduit Youschka :-)))


Si vous voulez voir plus de photos, il y a Facebook (je vous ai envoyé les liens par email. En principe, même ceux qui ne sont pas inscrits devraient pouvoir voir les photos).


A tout bientôt !

Alice Springs et ses environs

Aaaaaah ! Le retour à la civilisation ! Nous avons fait un tour en ville, chacune de notre côté (histoire de se laisser respirer un peu). Et qu’ai-je donc aussitôt repéré ? Un pub mythique : le Bojangles. Déjà, le nom me plaisait. En plus, ils en parlaient en bien dans le Lonely. Ne restait donc plus qu’à le tester.

Le soir-même, Camille et moi y avons donc retrouvé Nadège, une copine que j’avais rencontrée à Darwin. La soirée fût parfaite : après avoir fait comprendre à Julia et à l’Anglaise que non, on ne voulait pas rentrer au van à 23 heures et qu’on les y retrouverait plus tard, nous avons rencontré des Australiens, des Irlandais et autres nationalités, nous nous sommes fait offrir des coups, nous avons dansé jusqu’à plus en pouvoir sur de la mauvaise musique : bref, la soirée fût fort sympathique.

Camille et moi, un peu débiles

Nadège et moi


Le lendemain fût douloureux. D’autant qu’il nous fallait trouver de quoi nous loger pour les jours suivants. Après quelques minutes de réflexion, Camille et moi avons décidé d’acheter une mini tente, et de la planter dans le camping où notre amie Nadège s’était installée, j‘ai nommé le Stuart Caravan Park. L’idée était en fait de nous fondre dans le décors avec notre petite Yolande (notre tente) et ainsi d’éviter d’avoir à payer… c’est que nos porte-monnaie commençaient à sonner creux, et qu’entre boire des coups et payer un camping, notre choix était évident. Bouh pas bien !

Mais qu’est-ce qu’on a bien fait de venir au Stuart Caravan Park ! Nous y avons fait des rencontres plutôt sympathiques.


En effet un soir, Camille et moi avions décidé de rester bien sagement au camping. Alors que nous étions en train de nous préparer du kangourou au barbecue accompagné d’un vin de mangue que nous avions acheté lors d’une dégustation (cf. De Darwin à Alice Springs)nous avons commencé à discuter avec André et Matthias, deux Allemands.

Deux parenthèses ici :
- la première : le kangourou au barbecue, c’est d’la bombe !!! Pour les carnivores, je vous conseille vivement d’essayer si vous en avez l’occasion un jour. Cuite de façon à ce qu’elle soit saignante, elle est tendre à souhait ! Et c’est bien meilleur que la viande de chameau.
- la seconde : André était très fier d’avoir un prénom français, et à chaque fois qu’il se présentait à quelqu’un, précisait bien qu’il y avait un accent aigu sur le « e ». On avait beau lui expliquer qu’en France, c’était un prénom plutôt… vieux, il en restait très fier !

André et Matthias sont donc deux Allemands, la trentaine, avec qui nous avons immédiatement sympathisé. Un humour bien sec et plein d’ironie, une curiosité des autres, plein d’anecdotes rigolotes à nous raconter, bref : plutôt de quoi nous plaire.

Nous avons donc passé toute la soirée avec eux, à discuter de tout et de rien, notamment de la "Camel Cup" (une course de dromadaires, "camel" ne signifiant pas "chameau", contre toute attente, mais "dromadaire"), à laquelle nous avions assisté dans la journée.

Juste pour l’histoire, je raconte brièvement ce grand moment : le principe de cette course de dromadaires était, comme vous devez vous en douter, d’arriver premier. Or, alors que tous les bestiaux et leurs cavaliers fusaient vers la ligne d’arrivée, l’un d’entre eux a tout simplement décidé de s’arrêter casser la croûte sur le bord de la piste. Son « jockey » avait beau lui donner de grands coups de cravache, lui susurrer des mots doux à l’oreille, lui promettre des montagnes de cactus : rien n’y faisait. Puis quand il a été rassasié, il a piqué un petit sprint, seul sur la piste, la tête bien droite, fier. On a beaucoup ri !



"Camel Cup"


Mais revenons à notre soirée avec André et Matthias.


Quand est arrivé le moment où il a fallu aller se coucher (pour être relativement en forme pour une randonnée le lendemain), ça n’a pas été avec entrain ! D’autant que, ouf ! Nous n’étions pas attirées par le même… Camille avait une nette préférence pour André, tandis que mon cœur penchait pour Matthias.

Le lendemain, un chouette programme nous attendait : une randonnée dans les Mac Donnell Ranges, et l’anniversaire d’André (voui, il nous avait invitées !).

Bon… il nous a fallu un certain temps avant de pouvoir commencer la marche. Oui parce qu’il se trouve que nous n’étions pas que toutes les deux : Djey (alias Jérémy, alias l’ancien colocataire de Camille), Phil et Elodie (deux autres copains) étaient également de la partie. Jusque là tout va bien. Sauf que certains ont pris un peu de retard dans la matinée. Du coup nous sommes partis un peu tard d’Alice Springs. Puis on s’est un peu perdus en voiture… au trois fois rien : on a juste fait 200 bornes de trop (aller-retour) !

Enfin, nous avons pu nous dégourdir les jambes, dans des paysages plutôt… beaux… non ?


West Mac Donnell Ranges, Larrapinta Trail


En revanche, j’ai beaucoup moins apprécié le fait de marcher alors que la nuit tombait ! Et puis il ne fallait tout de même pas oublier qu’on était plus ou moins attendues ailleurs !


Sur le chemin du retour, Camille et moi trépignions d’impatience d'arriver. De vraies gamines ! On essayait de trouver des indices dans le comportement de nos coups de coeur, montrant si peut-être éventuellement ils pouvaient être intéressés, etc. Bref, deux collégiennes !

De retour au camping, nous avons passé une excellente soirée, à papoter, à se raconter ce que les uns et les autres avaient fait dans la journée, quelles étaient les prochaines destinations, etc.
Quant à savoir s’il s’est passé quelque chose pour l’une ou l’autre…

Les 31 ans d'André

André (en arrière plan) et Matthias

Le lendemain, après de nombreux cafés, un arrêt obligatoire au Mac Do et des litres de Coca, Camille et moi avons repris la route, cette fois-ci en direction de Coober Pedy (en South Australia), avec Djey, Phil… et André !


Lendemain difficile - "Pas de photos siouplaît !!!"




Si vous voulez voir plus de photos, il y a Facebook (je vous ai envoyé les liens par email. En principe, même ceux qui ne sont pas inscrits devraient pouvoir voir les photos).




A tout bientôt !