mercredi 9 septembre 2009

On the road to Coober Pedy

Le 14 juillet, à des milliers de kilomètres des défilés sur les Champs Elysées, nous avons pris la route pour Coober Pedy, dans le South Australia.


Nous, c’est Djey, Phil, André, Camille et moi. En principe, vous avez lu tous les posts précédents (hein que vous avez lu tous les posts précédents ???), donc vous voyez de qui je parle. Je précise simplement que Phil était le seul anglophone à bord (car Grand-Breton), puisque je ne pense pas l’avoir dit plus tôt. En gros, on lui posait tout un tas de questions idiotes pour savoir comment dire ci ou ça en anglais, ce dont il n'avait bien entendu aucune idée.


La première journée est passée plutôt vite : hormis Djey qui conduisait, nous avons tous dormi ! Ou plus ou moins… oui parce que nous voyagions à bord de Youschka. Ne vous méprenez pas : Youschka était un chouette van. Mais un van qui sentait l’essence, qui avait plein de trous au niveau des jointures des fenêtres (alors qu’il faisait plutôt frais), et dont les amortisseurs avaient rendu l’âme une décennie plus tôt. Difficile donc de trouver une position vraiment confortable. Alors parfois on dormait, parfois on discutait, parfois on rêvassait devant les magnifiques paysages. C’est d’ailleurs là que je suis tombée amoureuse des grands espaces.




Une petite baraque, casée à côté d'une station essence désolée



Arrivés sur ce qu’on appelle une « rest area » (une aire de repos donc), où nous avons décidé de passer la nuit, tout le monde s’est affairé pour :
1. Manger vite parce qu’il faisait faim
2. Faire un feu parce qu’il faisait froid





Le repas était fort original : des pâtes bolognaises si je me souviens bien. Ou était-ce le repas du lendemain ? Bon, toujours est-il que nous avons mangé des pâtes plusieurs soirs, tout bonnement parce qu’en principe c’est simple et assez rapide à faire.

Après avoir dévoré le dîner, tout le monde s’est collé au feu pour se réchauffer. Puis il a fallu aller se coucher… Djey et Camille dormaient dans le van, tandis qu’André, Phil et moi dormions dans la tente… Bordel de merde ce que j’ai eu froid !!!!! J’ai dormi avec :
- deux paires de chaussettes
- mon pantalon de pyjama
- un pantalon
- un t-shirt
- une polaire
- un pull
- la « tasmanian jacket » de Djey (veste très chaude)
- mon sac de couchage
- des couvertures
- mon écharpe sur la tête
- et sur un mini matelas pour me protéger du froid du sol


Et ben j’ai quand même super mal dormi. Et ça a été la même chose le lendemain. Sachant qu’à Alice aussi, les nuits avaient été plutôt fraîches. Ah ! La vie de bohème !


Mais le lendemain a effacé la mauvaise nuit : ce qu’on avait sous les yeux était magique (enfin, pour peu qu'on aime le bush) :





Après avoir pris un bon petit déjeuner et plié le campement, nous sommes partis en direction Coober Pedy.



Un toaster improvisé




Quand tout doit rentrer dans le van...



Coober Pedy est une ville… fascinante. Nous avons cherché le terme adéquat pendant un petit moment, et sommes tombés d’accord sur « fascinante ». Non parce qu’en soit, Coober Pedy, c’est pas beau. C’est intéressant, c’est bizarre, mais c’est pas beau.


Nous avons fait un petit tour dans les boutiques d’opale (puisque Coober Pedy est la capitale d’opale du monde : l’activité principale étant le travail dans les mines d’opales), avons été dans une église souterraine, une bibliothèque souterraine, bref : nous avons fait les touristes.









Puis nous sommes remontés dans Youschka pour aller voir les alentours :









Enfin, nous sommes retournés « en ville », pour y déposer André. Le pauvre a dû passer deux jours dans cette ville-fantôme, avant de prendre l’avion pour Adelaïde… ça nous a fait quelque chose de l’abandonner là… Mais nous avons eu de ces nouvelles depuis : il a survécu et n’est pas tombé dans une mine d'opal.


Quant à nous, et bien nous avons repris la route vers le nord : Djey et Phil pour visiter Uluru, Kata Tjuta et Kings Canyon, Camille et moi pour commencer à bosser… à Erldunda !

Et ouaich, j'ai conduit Youschka :-)))


Si vous voulez voir plus de photos, il y a Facebook (je vous ai envoyé les liens par email. En principe, même ceux qui ne sont pas inscrits devraient pouvoir voir les photos).


A tout bientôt !

Alice Springs et ses environs

Aaaaaah ! Le retour à la civilisation ! Nous avons fait un tour en ville, chacune de notre côté (histoire de se laisser respirer un peu). Et qu’ai-je donc aussitôt repéré ? Un pub mythique : le Bojangles. Déjà, le nom me plaisait. En plus, ils en parlaient en bien dans le Lonely. Ne restait donc plus qu’à le tester.

Le soir-même, Camille et moi y avons donc retrouvé Nadège, une copine que j’avais rencontrée à Darwin. La soirée fût parfaite : après avoir fait comprendre à Julia et à l’Anglaise que non, on ne voulait pas rentrer au van à 23 heures et qu’on les y retrouverait plus tard, nous avons rencontré des Australiens, des Irlandais et autres nationalités, nous nous sommes fait offrir des coups, nous avons dansé jusqu’à plus en pouvoir sur de la mauvaise musique : bref, la soirée fût fort sympathique.

Camille et moi, un peu débiles

Nadège et moi


Le lendemain fût douloureux. D’autant qu’il nous fallait trouver de quoi nous loger pour les jours suivants. Après quelques minutes de réflexion, Camille et moi avons décidé d’acheter une mini tente, et de la planter dans le camping où notre amie Nadège s’était installée, j‘ai nommé le Stuart Caravan Park. L’idée était en fait de nous fondre dans le décors avec notre petite Yolande (notre tente) et ainsi d’éviter d’avoir à payer… c’est que nos porte-monnaie commençaient à sonner creux, et qu’entre boire des coups et payer un camping, notre choix était évident. Bouh pas bien !

Mais qu’est-ce qu’on a bien fait de venir au Stuart Caravan Park ! Nous y avons fait des rencontres plutôt sympathiques.


En effet un soir, Camille et moi avions décidé de rester bien sagement au camping. Alors que nous étions en train de nous préparer du kangourou au barbecue accompagné d’un vin de mangue que nous avions acheté lors d’une dégustation (cf. De Darwin à Alice Springs)nous avons commencé à discuter avec André et Matthias, deux Allemands.

Deux parenthèses ici :
- la première : le kangourou au barbecue, c’est d’la bombe !!! Pour les carnivores, je vous conseille vivement d’essayer si vous en avez l’occasion un jour. Cuite de façon à ce qu’elle soit saignante, elle est tendre à souhait ! Et c’est bien meilleur que la viande de chameau.
- la seconde : André était très fier d’avoir un prénom français, et à chaque fois qu’il se présentait à quelqu’un, précisait bien qu’il y avait un accent aigu sur le « e ». On avait beau lui expliquer qu’en France, c’était un prénom plutôt… vieux, il en restait très fier !

André et Matthias sont donc deux Allemands, la trentaine, avec qui nous avons immédiatement sympathisé. Un humour bien sec et plein d’ironie, une curiosité des autres, plein d’anecdotes rigolotes à nous raconter, bref : plutôt de quoi nous plaire.

Nous avons donc passé toute la soirée avec eux, à discuter de tout et de rien, notamment de la "Camel Cup" (une course de dromadaires, "camel" ne signifiant pas "chameau", contre toute attente, mais "dromadaire"), à laquelle nous avions assisté dans la journée.

Juste pour l’histoire, je raconte brièvement ce grand moment : le principe de cette course de dromadaires était, comme vous devez vous en douter, d’arriver premier. Or, alors que tous les bestiaux et leurs cavaliers fusaient vers la ligne d’arrivée, l’un d’entre eux a tout simplement décidé de s’arrêter casser la croûte sur le bord de la piste. Son « jockey » avait beau lui donner de grands coups de cravache, lui susurrer des mots doux à l’oreille, lui promettre des montagnes de cactus : rien n’y faisait. Puis quand il a été rassasié, il a piqué un petit sprint, seul sur la piste, la tête bien droite, fier. On a beaucoup ri !



"Camel Cup"


Mais revenons à notre soirée avec André et Matthias.


Quand est arrivé le moment où il a fallu aller se coucher (pour être relativement en forme pour une randonnée le lendemain), ça n’a pas été avec entrain ! D’autant que, ouf ! Nous n’étions pas attirées par le même… Camille avait une nette préférence pour André, tandis que mon cœur penchait pour Matthias.

Le lendemain, un chouette programme nous attendait : une randonnée dans les Mac Donnell Ranges, et l’anniversaire d’André (voui, il nous avait invitées !).

Bon… il nous a fallu un certain temps avant de pouvoir commencer la marche. Oui parce qu’il se trouve que nous n’étions pas que toutes les deux : Djey (alias Jérémy, alias l’ancien colocataire de Camille), Phil et Elodie (deux autres copains) étaient également de la partie. Jusque là tout va bien. Sauf que certains ont pris un peu de retard dans la matinée. Du coup nous sommes partis un peu tard d’Alice Springs. Puis on s’est un peu perdus en voiture… au trois fois rien : on a juste fait 200 bornes de trop (aller-retour) !

Enfin, nous avons pu nous dégourdir les jambes, dans des paysages plutôt… beaux… non ?


West Mac Donnell Ranges, Larrapinta Trail


En revanche, j’ai beaucoup moins apprécié le fait de marcher alors que la nuit tombait ! Et puis il ne fallait tout de même pas oublier qu’on était plus ou moins attendues ailleurs !


Sur le chemin du retour, Camille et moi trépignions d’impatience d'arriver. De vraies gamines ! On essayait de trouver des indices dans le comportement de nos coups de coeur, montrant si peut-être éventuellement ils pouvaient être intéressés, etc. Bref, deux collégiennes !

De retour au camping, nous avons passé une excellente soirée, à papoter, à se raconter ce que les uns et les autres avaient fait dans la journée, quelles étaient les prochaines destinations, etc.
Quant à savoir s’il s’est passé quelque chose pour l’une ou l’autre…

Les 31 ans d'André

André (en arrière plan) et Matthias

Le lendemain, après de nombreux cafés, un arrêt obligatoire au Mac Do et des litres de Coca, Camille et moi avons repris la route, cette fois-ci en direction de Coober Pedy (en South Australia), avec Djey, Phil… et André !


Lendemain difficile - "Pas de photos siouplaît !!!"




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A tout bientôt !






mardi 8 septembre 2009

De Darwin à Alice Springs

Après quelques heures de sommeil et toujours quelques grammes de houblon dans le sang (soirée pour fêter mon anniversaire et mon départ oblige), j’ai enfin pris la route pour Alice Springs. Comme je l’ai dit dans le précédent post, Mareike m’a courageusement accompagnée à l’arrêt de bus, où je devais rejoindre Julia (allemande), l’une des filles avec qui j’allais prendre la route.






Oui, Mareike était encore en pyjama…



Le bus est alors arrivé, j’ai pleuré parce que quand même j’étais un peu tristoune de quitter la mistinguette, puis j’ai rencontré Julia, qui m’attendait avec une tablette de chocolat en guise de cadeau d’anniversaire !!! Elle a marqué beaucoup de points à ce moment-là : c’était quand même mignon comme tout d’avoir eu cette attention-là !

Je vous passe ensuite tous les détails administratifs à la con qu’il faut régler quand on loue un van (il s’agissait en fait de ramener un van à Alice Springs). Je vous passe également mon profond agacement quand Cassidy (ou Sassidy… ou Cecily… bref, l’Anglaise qui devait voyager avec nous (j’ai jamais compris comment elle s’appelait), nous a tranquillement annoncé qu’elle venait tout juste de se réveiller, qu’elle prendrait donc le prochain bus pour nous rejoindre. Sachant que selon les lignes, les bus ne sont pas très fréquents à Darwin, on lui a gentiment suggéré de venir en taxi. Bref, nous avons commencé sur de bonnes bases, zen comme tout (ironie). Heureusement qu’il y avait le chocolat…


Vers 13 ou 14 heures, nous avons enfin pu quitter Darwin à bord d’Humphrey, notre maison ambulante pour les quatre prochains jours. Pas trop tôt, nous qui pensions partir vers 11 heures ! En soit, ce n’était pas vraiment un souci : la seule chose qui était un peu gênante est qu’on devait s’arrêter à Katherine, pour récupérer Camille qui nous attendait !


Camille, pour ceux d’entre vous qui ne la connaissent pas, est une copine de fac qui vadrouille en Australie depuis décembre dernier. Autant vous dire qu’elle en a déjà vu un bon bout : il ne lui reste plus qu’un état à parcourir ! Quand je suis arrivée à Darwin, on s’est donc dit qu’on essaierait de faire un bout de route ensemble, si possible vers Alice Springs et ses alentours.
Nous avons donc récupéré la miss à Katherine, après 3-4 heures de route vers le sud.




Camille, Julia, l’Anglaise et moi devant Humphrey



Après les premiers cris de joie, les premiers sauts dans les bras et les premières phrases qu’on disait en même temps parce que plein de choses à raconter, Camille a remarqué à mon visage que j’avais l’air soulagée… et en effet, j’étais soulagée de ne plus être toute seule avec Julia et Cassidy (ou Cecily, ou Sassidy…) ! Mes Co-voitureuses avaient été pénibles durant tout le trajet, et je ne m’imaginais guère passer les 3 jours suivant avec elles sans bouffée d’air frais ! Camille a très vite compris la situation…

En gros, Julia était gentille comme tout, mais jeune (20 ans… ben quoi nous on en a 26, on est des vieilles non ?) et stressée. La phrase que nous avons retenue d’elle : « I need an opinion! Please, I need an opinion, what do you think we should do? » (traduction : « J’ai besoin de votre avis ! S’il vous plaît, d’après-vous qu’est-ce qu’on devrait faire ? »).
Quant à l’Anglaise, disons qu’il fallait tout le temps se dépêcher (hors de question de prendre son temps pour le petit déj’ !), qu’il fallait faire selon ses désirs, etc., etc. Nous n’étions pas faites pour nous entendre…


Mais voyons le bon côté des choses : nous avons vu des paysage magnifiques tout le long du voyage.


Petit florilège :



Mataranka




Les Devil's Marbles





Nous avons aussi goûté du vin de mangue :






Et bien aussi surprenant que ce soit, c’était pas mauvais !


3 jours après le début de notre voyage, nous sommes enfin arrivées à destination : Alice la Magnifique…



La suite au prochain post !




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mercredi 2 septembre 2009

Deux mois plus tard…

Certes ce message risque de tomber un peu comme un cheveu sur la soupe, mais j’avais envie de vous raconter comment se sont passés mes derniers jours à Darwin…

Après avoir quitté la fameuse auberge de jeunesse où j’étais (avec le manager pervers), je me suis décidée à partir vers Alice Springs, dans le centre de l‘Australie. Mais entre temps, il fallait que je trouve de quoi me loger… J’ai donc passé deux-trois jours dans une autre auberge de jeunesse, encore un peu plus éloignée du « centre ville » (si j’ose dire !), mais plutôt sympa et relativement calme, à l’atmosphère tropicale. Le seul « hic » était qu’il n’y avait pas de point de ralliement comme dans la précédente, où la cuisine et la piscine étaient situées au même endroit ; il était donc bien moins aisé de faire des rencontres. Cela ne m’a néanmoins pas dérangée pour autant : j’avais déjà mes potes et ne me sentais donc pas seule.

Par la suite, je suis allée dormir chez des amis qui vivaient en colocation. Colocation que j’ai surnommée « Aussie Germany » (« l’Allemagne australienne »), puisqu’il n’y avait que des Allemands.

Dans cette "Aussie Germany", il y avait Mareike (ou Carrie Bradshaw, au choix). Petite explication pour celles et ceux qui connaissent « Sex & the City » : la demoiselle a une armoire qui déborde de fringues (en sachant qu’elle a déjà expédié des affaires en Allemagne), adore les chaussures et a du mal à se fixer avec un homme… rings a bell?



C’est aussi l’une des personnes qui s’est débrouillée pour ne pas bosser le soir de mon anniversaire

Qui m’a offert un gâteau d’anniversaire trop sucré mais c’était pas grave



Qui m’a offert de très chouettes boucles d’oreilles




Qui s’est levée le lendemain, après 4 heures de sommeil, pour m’accompagner jusqu’au bus et me dire au revoir (je partais pour Alice Springs)

Vous l’aurez compris, Mareike est quelqu’un avec qui j’ai passé de très chouettes moments et que j’espère revoir, que ce soit en Australie ou ailleurs !
Après les séparations pleines d’effusions, il était temps pour moi de rouler vers de nouvelles aventures et de nouvelles rencontres…

La suite au prochain post !

lundi 31 août 2009

Balthasar est arrivé !

Oui mesdames et messieurs, je reprends (enfin !) le clavier pour vous raconter un peu plus en détails mes dernières aventures ! Et ce, grâce à mon nouvel ordi, tout nouveau tout beau que j’ai reçu la semaine dernière, j’ai nommé : Balthasar.




Et pour cela, encore un GRAND et ENORME merci à Marjo, pour avoir fait le lien entre la Fnac (qui ne livre pas en Australie, étonnamment hein) et moi.




Au début de cette aventure, je ne pensais pas avoir besoin d’un ordinateur. « Ca va plus m’emmerder qu’autre chose, faudra sans cesse faire attention à ce qu’il ne soit pas exposé à de fortes chaleurs, ni dans le sable, ni ceci ni cela, etc. » Bref, je me disais que ça serait plus de tracas qu’autre chose. Jusqu’à ce que… je me rende compte combien c’est cher d’aller dans les cyber cafés, que j’aime bien aller régulièrement sur le net voir ce que vous devenez (en gros je vous espionne sur Facebook, pour ceux qui en ont un et qui l’utilisent), et que c’est tout de même bien sympa de pouvoir rester connectée au reste du monde lorsqu’on est au milieu de nulle part. Alors j’ai craqué pour cette petite merveille de Notebook, tout léger et donc ultra transportable.




On souhaite la bienvenue à Balthasar siouplaît !




La suite tout bientôt… avec des photos et tout et tout !



jeudi 2 juillet 2009

The talk of the town/Le loup blanc

Ces derniers jours ont ete un peu moins sympas qu'au debut. Les premiers coups de blues se sont fait sentir, accompagnes de divers soucis administratifs a regler, en France ou ici.
Exemples en France :
- Notre ancien proprio a Malakoff nous a rendu la moitie de notre caution, apres les delais legaux, et nous fait payer des travaux qui ne devraient pas etre a notre charge.
- La CAF veut que je rembourse des sous qui me sont dus (110 euros, sa race !!!!). Mais je sais que nous sommes nombreux a avoir un historique avec la CAF... ca me console un chouia.
Exemple en Australie :
- J'ai (tres connement, je l'avoue) donne le numero du mauvais compte en banque au Casino, ou j'ai travaille 4 jours il y a de ca quelques semaines. Consequence : au lieu de me virer mon salaire sur mon compte courant, ils l'ont mis sur mon "superannuation account" (en gros, mon compte epargne retraite automatique et obligatoire). C'est asses ennuyeux, puisque je n'y ai absolument pas acces. Je vous laisse imaginer les aller-retours telephoniques, physiques et emailiques! 1 semaine que je bataille. Mais l'affaire semble etre en bonne voie maintenant.
Et puis il y a aussi les departs des gens avec qui j'ai bien accroche. On a beau savoir que c'est le jeu, que les gens vont et viennent et que les relations durent rarement, a moins de continuer a faire un bout de chemin ensemble : ben ca change rien au fait qu'on se sent seul(e) quand les gens partent. Et puis on rencontre d'autres personnes, avec ca "clic" aussi (ou pas !), et on passe a autre chose.
Bon, ca, c'etait pour les petits tracas. Rien de grave, on est d'accord. Mais bon, un peu le bourdon quand meme.
A cela s'est ajoute une histoire assez repugnante (qui ne m'a pas concernee directement, mais a laquelle j'ai assiste).
J'ai commence a bosser dimanche dernier au Dingo Moon Lodge. Il s'agit d'une auberge de jeunesse a 5 minutes du centre de Darwin, ou j'ai squatte pendant environ 3 semaines.
L'endroit est plutot sympa : piscine, peu de chambres (60 lits), petit dej a volonte (avec des pancakes !!!!), lessive gratuite (O ! luxe !), acces Internet, chouette ambiance. Rien a voir avec "l'industrie du backpacker", dans le centre ville. Les auberges de jeunesse y sont totalement depersonnalisees, et l'ambiance est... a chier en ce qui concerne le Youth Shack, ou j'etais la toute 1ere semaine.
Donc, depuis dimanche, je m'occupais des chambres, des lessives de draps, du petit dej, de la vaisselle, et aidait a la reception, le tout pour : le logement gratuit (= 3 heures de boulot), et 14 dollars par heure supplementaire. Mal paye donc, mais ca me permettait de ne pas me ruiner, et de mettre un peu d'argent de poche de cote.
Je bossais avec Vincent (belge) et Terhi (finlandaise).
Le probleme, et non des moindres, c'est que notre boss (qui repond au doux prenom de Mitch) a un serieux penchant pour le harcelement sexuel. Je ne l'ai pas realise tout de suite, c'est petit a petit que tout est devenu TRES clair.
Au debut, il m'execrait plutot a cause de son complexe de superiorite : c'est le genre de personne qui aime montrer que le boss c'est lui, et personne d'autre. Par exemple en me demandant de lui faire un cafe (imaginez mon regard foudroyant quand il m'a demande ca la premiere fois !! Ca fusait dans ma tete : "T'as deux mains ? T'as au moins un semblant de cerveau ? Tu peux te faire un cafe tout seul, eh connard !!"). Neamnoins, je n'ai rien dit et me suis executee. Bon, sauf que le deuxieme jour j'ai "malencontreusement" renverse la moitie de la tasse sur le bureau. Oups! Autre exemple : il m'a fait appeler une nana qui etait en train de finir de preparer ses bagages pour lui rappeler de faire son check out (autrement dit qu'elle rende la cle de sa chambre) a 10h maximum. Il etait 9h15-9h30, autant vous dire que la pauvre n'a pas compris l'utilite du coup de fil. Quand j'ai pose la question a Mitch, il m'a tout bonnement repondu qu'il n'avait pas a s'expliquer, que de toute facon cette fille se foutait de sa gueule. Soit.
Ce qui est tres interessant, c'est aussi sa maniere de discuter... pardon, de flirter avec les filles.
"- Oh ! Mais tu sens bon dis-moi ! C'est quoi ton parfum ? Vous savez les filles, jusqu'a il y a 4 ans, je n'avais plus d'odorat. Je fumais trop. Depuis j'ai arrete, et je revis. Mais alors la veille d'arreter de fumer, j'ai fume 76 cigarettes ! Oui, c'est incroyable. Mais maintenant vraiment je me sens beaucoup mieux. Bon, j'ai pris du poids hein, j'ai pris 14 kgs.
Et les deux minettes en face de repondre :
- 14 kgs ? Noooooon, non vraiment vous etes bien comme ca!" - poufiasses.
"- Ouais, mais j'ai dit ca expres pour que vous me disiez que je suis pas gros, hin hin hin. Non et puis maintenant je suis plus sportif, je ne perd pas mon souffle des que je monte quelques marches." - tu parles !
Ensuite il a propose aux filles de les ballader dans les alentours de Darwin l'apres-midi, non sans leur avoir enumere tout ce qui avait ete realise dans Darwin grace a lui, riche car ancien acteur !
Mardi soir, Micth m'a envoye un texto me disant de ne pas venir bosser le lendemain matin, et d'aller le voir a 13.00 pour qu'il me paye mes 3 jours. Je lui demande si ca voulait dire que je ne bossais plus au Dingo, ce a quoi il m'a repondu qu'il voulait simplement tester une autre personne. Soit. Quelques minutes plus tard, Terhi (avec qui je bossais donc) m'a rejointe pour manger. Apres un moment, elle a finit par me dire ce qui la tracassait : ce sombre connard de Mitch lui proposait une passe !!!!!!!!!! Il lui a envoye plusieurs textos, entre lundi et mardi, lui demandant si elle ca lui disait de gagner 1000 $ de plus. Comme elle ne repondait pas, il a continuer a lui envoyer des textos mardi soir, que j'ai lus au fur et a mesure que Terhi les recevait :
Texto 1 : "1500 $?" (les encheres montaient !)
Texto 2 : "Hello???"
Texto 3 (apres que Terhi lui a demande ce qu'il voulait exactement : apres tout, le doute subsistait encore... un peu) : "You know ;-) If that's ok!" (traduction pour les non-anglophones : "Tu vois de quoi je veux parler, ca te tente ?"
Consternation sur nos deux visages. Terhi a un peu hesite sur la maniere dont elle allait lui repondre, mais lui a bien entendu clairement dit d'aller se faire voir, qu'il se trompait de personne. Il lui a directement annonce que dans ce cas, elle ne travaillait plus au Dingo.
Le lendemain matin, elle est allee rendre la cle de sa chambre, a demande sa paye et est partie.
Je suis allee a la reception a 13.00, comme convenu. Mitch m'a regarde, presque etonne : "Oui, tu veux me parler ?" Gneuh... Je lui ai rappele qu'il m'avait demande de passer pour recuperer ma paye, ce a quoi il m'a dit "Non mais c'est bon je te paierai vrendredi - sous-entendu de toute facon tu bosses jeudi et vendredi, donc je te paierai tout a ce moment-la." J'ai refuse net, en lui disant que je voulais etre payee aujourd'hui, qu'il ai le temps ou pas de s'en occuper. Il n'a pas cherche plus loin (le fait que sa petite amie etait la, ajoute au fait qu'il a du se douter que j'etais au courant de sa proposition salace ont du jouer). Il a envoye la jeune fille "en test" me donner mon enveloppe et ne m'a plus parle. Je m'attendais a ce qu'il me mette a la porte hier, comme il l'a deja fait avec d'autres filles qui ont travaille au Dingo mais n'ont pas voulu faire exactement ce qu'il voulait (comme aller s'installer chez lui pour, soit-disant, qu'il ne monopolise pas un lit pour ses employees). Mais il n'en a rien fait : je suis donc partie ce matin, dans une autre auberge de jeunesse un peu plus bas.
Ah, si ! Il y a eu une nouvelle petite histoire ce matin. Tanja, une allemande qui loge aussi au Dingo, voulait recuperer 66 $ pour deux nuits qu'elle ne passera pas au dingo, contrairement a ce qu'elle pensait. Elle est donc allee trouver Connard-en-Puissance, qui lui a dit "Si tu me montre tes nichons, je le fais !". ???????? Elle l'a fait, et est revenue avec ses 66$. Quand elle a raconte ca a son pote, je n'etais pas sure d'avoir tout compris donc je lui ai demande de repeter ! Ce a quoi elle a ajoute qu'elle etait au courant de ce qui c'etait passe avec Terhi et qu'elle etait desolee pour elle mais que bon, 66$ c'etait une grosse somme pour elle. Consternant. Repugnant. De Tanja comme de Mitch.
Connard-en-Puissance est connu a Darwin pour ce genre de comportement. Nombreuses sont les fois ou les gens (locaux compris) nous disent de nous mefier de lui, surtout en tant que nana.
Bref.
Hier soir on est alles a Mindil Beach, regarder des feux d'artifices de ouf qui m'ont scotche le sourire aux levres (les phtoos sont dans le precedent post).
Terhi est partie ce matin passer quelques jours dans le Kakadu et etait toute guillerette ce matin.
De mon cote, j'essaie de trouver un lift (quelqu'un qui a une voiture et une place de libre) pour aller a Katherine ou Alice Springs le plus rapidement possible. Je ne sais pas encore combien de temps je resterai la-bas, ni ce que j'y ferai (bosser dans un bar, dans une cattle station, dans une road house : a voir !). Toujours est-il qu'il est temps pour moi d'avancer dans mon aventure australienne.
Et euh... ben si vous voulez me donner de vos nouvelles, j'avoue qu'en ce moment elles seront les bienvenues (mais siiiiii, ca me fait TOUJOURS plaisir d'avoir de vos nouvelles ! Mais la ca me ferait encore plus plaisir, voila.).
La suite au prochain numero !

Northern Territory Day

Le 1er juillet est un jour un peu special dans le Territoire du Nord : c'est cense etre le seul jour ou les feux d'artifice "prives" sont autorises. A cela s'ajoute egalement les "vrais" feux d'artifice bien entendu.

Je n'ai toujours pas compris a quel evenement historique correspond cette date (et pour etre honnete, je n'ai pas vraiment cherche), mais toujours est-il qu'hier soir, nous avons assiste a un superbe feu d'artifice a Mindil Beach : MAGIQUE !